Les sectes et le droit


Les opposants ou les victimes de sectes doivent être particulièrement opiniâtres s'ils ont recours à la justice.
Les gourous répliquent généralement par une boulimie procédurière, et parfois avec compétence : les orfèvres en manipulation mentale ont souvent l'intelligence de s'attacher les services onéreux de pénalistes de renom, de dérouter les magistrats qui ne sont ni formés ni préparés à affronter des gourous et leurs adeptes qui se réfugient derrière le "serment du secret", ou utilisent le mensonge, souvent recommandé au nom de l'intérêt supérieur du groupe ; les interrogatoires étant soigneusement préparés par les membres ou des alliés de la secte.
Il n'existe pas de loi spécifique au phénomène sectaire ; la victime doit faire valoir les lois de droit commun, comme "l'abus frauduleux d'état de faiblesse" et les lois régissant les Associations (Loi About - Picard de 2001).

 
Coordination nationale des victimes de l'organisation
des Témoins de Jehovah
Association de fait, créée le 10 janvier 1995, apolitique, aconfessionnelle, la Coordination nationale des victimes de l'organisation des Témoins de Jéhovah appelle toutes les personnes concernées à la rejoindre.
Contact : Charline Delporte, 19 place Sébastopol, 59000 Lille. 03 20 57 26 77.

M.I.V.I.L.U.D.E.S.
Mission interministérielle
de vigilance et de lutte
contre les dérives sectaires
166, rue de Bellechasse
75007 PARIS

M. le président, Jean-Louis LANGLAIS



Objet : Demande de soutien et d'intervention

Lille, le 30 juin 2003



Monsieur le président,



Créée en janvier 1995, notre coordination milite pour que puissent s'exprimer les souffrances de celles et ceux qui subissent les exactions de l'organisation multinationale américaine dénommée "Les Témoins de Jéhovah".

Une organisation sectaire et totalitaire redevable de quarante cinq millions d'euros au fisc, dont le but est de soumettre notre démocratie au régime théocratique de son "collège central" basé à Brooklyn et qui n'arrive à se maintenir en France qu'au prix d'un intense prosélytisme, le chiffre de ses recrutements ne pouvant compenser les départs massifs des adeptes qui prennent conscience de lature du piège dans lequel ils sont tombés. N'oublions pas que derrière ces chiffres, il y a des dizaines de milliers de femmes et d'hommes désemparés et meurtris à vie par leur passage dans l'organisation sectaire.

Pour avoir dénoncé ce qui constitue en fait que la réalité de ce que cachent les mots usés de "secte", de "liberté de culte" et autre termes "cache-victimes", je subis en qualité de responsable nationale de notre coordination un véritable acharnement judiciaire qui a pour objectif unique, comme plaisent à le rappeler les avocats de la secte lors de leurs plaidoiries, de me faire taire et de me faire condamner à une lourde sanction pécuniaire.

C'est maintenant chose faite, au terme d'une dixième assignation, depuis le délibéré du 18 juin 2003 de la 1ère chambre de la Cour d'appel de Paris, me condamnant outre à l'euro symbolique, à la totalité des frais et dépens de la procédure pourtant gagnée en première instance, puis en appel mais cassé ensuite.

Aussi M. le Président, je sollicite solennellement votre soutien dans cette affaire, souhaitant notamment que vous puissiez lire cette lettre au Comité d'orientation de la MIVILUDES, mais également votre appui pour que, sans délai, une petite délégation de trois personnes de notre coordination puisse être reçue par M. SARKOZY, ministre de la sécurité publique afin que nous puissions lui rappeler la dangerosité de cette organisation sectaire qui, en plus de troubler l'ordre public et l'ordre social de notre pays, est en passe maintenant de faire taire les quelques personnes encore debout qui résistent pour la sauvegarde de la dignité des personnes et l'intégrité de notre démocratie.

Je compte dès demain rencontrer deux députés du Nord pour qu'eux aussi appuient ma démarche.

Veuillez, M. le Président, agréer mes salutations respectueuses.

Pour le coordination
la responsable nationale,
Charline DELPORTE


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